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Quoi c’est un créole déjà?

Probablement à mon détriment, j’aime me joindre aux communautés qui discutent de la linguistique sur les médias sociaux. Je ne veux pas dire que je suis d’autres qui effectuent de la recherche — je fais ça, aussi — mais plutôt des communautés éoù la linguistique est discutée par n’importe quelle personne qui, par adonnance, s’intéresse à sa discussion. Je conclus, «À quoi sert tout ça j’apprends si je ne le partage pas avec d’autres, y compris le public?» Un espace en ligne que j’examine pour ça est reddit, et l’un des sujets qui est soulevé tous les temps en temps est celui des créoles.

C’est magnifique, parce que j’aime parler des créoles, et je les bien comprends. Cependant, ce n’est pas magnifique, parce que je trouve que ça j’ai à dire n’est ni respecté ni désiré (c.-à-d., je reçois un tas de votes négatifs). Quand le sujet des créoles se présente, ina proche toujours un malentendu de ça que c’est les créoles qui est implicite dans les questions posées par le monde, et on dirait que le monde n’aime pas quand je clarifie ça que c’est les créoles. Qui est plus, le malentendu ne se trouve que dans les forums informels comme reddit mais aussi dans des sites de questions-réponses bien gérés comme Linguistics Stack Exchange (voir ici et ici). Ça fait un peu mieux dans cette dernière communauté, mais ça se base toujours sur l’idée démodée que les créoles se développent à partir des pidgins. Même parmi ceux qui ont enseigné au moins un cours de linguistique d’introduction, ina des indications que ça c’est une manière répandue dont les créoles sont conçus (Bancu et autres 2024). Ça fait, j’ai pensé qu’un post ici serait une bonne place pour clarifier ça que les créoles sont pour ceux qui sont curieux.

Pour commencer, allons parler de ça que les créoles ne sont pas. Premièrement, les créoles ne se développent pas des pidgins. C’était en effet une théorie courante dans un passé pas trop lointain, aussi courante que ça trouve son expression même dans les écrits sur les pidgins et les créoles effectués par des linguistes prééminents jusqu’aux années 1980 au moins (par ex., Halliday 1964/1968:143; Romaine 1988:38; Todd 1974/1990:2). C’était si ancré dans les esprits des créolistes dans ce temps-là que Thomas & Kaufman (1988:148) et Arends (1994:15) jugaient nécessaire de l’ajouter comme type de créole quand même que ça admettaient la définition sociohistorique des créoles qui a beaucoup plus de sens. Ina un nombre d’arguments solides qui ont été avancés contre la théorie pidgin-à-créole (Mufwene 2001:7-11), un considérable est l’admission qu’il n’existe pas de preuve textuelle d’une phase de pidgin pour les créoles connus (Aboh & DeGraff 2017:413). En plus, cette théorie rend obscur l’image d’ensemble. Accepter qu’un pidgin doit se développer avant tout et ensuite obtenir des locuteurs natifs soulève toute qualité de questions de ça que ça veut dire d’être un locuteur natif, combien de locuteurs natifs est suffisant, et ainsi de suite. Peut-être que la plus grande difficulté entraînée par cette théorie est que les pidgins sont traditionnellement définis comme des langues qui se développent dans le contexte de commerce et les créoles, comme on va voir, n’ont pas été définis comme ça, ça fait l’image sociohistorique embrouillée en combinant ces deux catégories.

La théorie pidgin-à-créole est souvent la théorie de référence de ceux qui ont de la connaissance mais qui ne sont pas des spécialistes. Une autre approche erronée, cependant, est définir les créoles structurellement, qui a tendance à être la méthode préférée des non-initiés et un groupe de créolistes limité. En disant limité, je veux dire proche exclusivement McWhorter (1998) qui a avancé l’idée qu’ina trois structures linguistiques qui justifient la classification des créoles comme un type de langue distinct: aucune affixation flexionnelle, aucun ton et une affixation dérivationnelle semantiquement régulière. Le problème est que lui il a remarqué que même les créoles qu’il a choisis pour ses prototypes présentaient des exceptions à quelques-unes de ces structures, le conduisant à proposer que ça doit simplement adhérer suffisamment à ces descriptions structurelles, mais quoi c’est qui compte comme «suffisamment»? Comment on quantifie ça d’une manière qui n’est pas arbitraire? C’est une aguille fine à enfiler, si je me permets l’expression anglaise, et sans surprise cette approche a été bien critiquée par d’autres créolistes.

La définition des créoles que les spécialistes usent vraiment est qu’une langue peut être classée comme un créole si ça a été né d’un contexte sociohistorique spécifique, à savoir celui de l’assujettissement et l’exploitation d’un peuple par un autre (c.-à-d., l’esclavage et les conditions pareilles à l’esclavage). En raison de la popularité des définitions des créoles liées aux pidgins et aux structures, ça se peut que ça ressemble à une nouvelle approche théorique, mais ce ne l’est vraiment pas. Peut-être le tout premier linguiste qui peut être appelé un spécialiste en créoles a ancré ce contexte sociohistorique dans la manière dont il a défini les créoles (Reinecke 1938). Ce centre d’attention sur ça qui est sociohistorique a continué à partir de là (Ansaldo & Matthews 2007:8; Baker 1990, 1994; Bartens 2013:65; Meyerhoff 2018:279; Mintz 1971:481; Winford 2003:308). Même pour quelqu’un comme Bickerton (1988), qui est notoirement lié aux arguments structurels au sujet des créoles, a basé ses définitions des créoles sur le contexte sociohistorique.

C’est plutôt difficile, en fait, de trouver un créoliste dont la définition des créoles ne fait pas référence au contexte sociohistorique. Inavait une tendance plus tôt au 20e siècle à parler de l’esclavage de manière euphémistique, mais l’idée est toujours claire une fois vue. Pour ceux qui mentionne explicitement l’esclavage, ça peut encore les mettre mal à l’aise des fois, soit par rapport aux faits sociaux ou théoriques. Ça fait, tu peux aussi trouver que ça nuance souvent leurs définitions en disant que les créoles impliquent «d’habitude» l’esclavage ou quelque chose dans ce sens. Cependant, des exemples des créoles qui n’impliquent pas d’esclavage ne se produisent pas après. Par exemnple, Thomason & Kaufman (1988) ont souligné l’esclavage mais ne croyaient pas que c’était présent dans tous les cas éoù un créole s’a développé. Ils ont en fait donné un exemple, celui du pitcairnais (148). Ce créole a sorti d’une mutinerie en 1790 sur un navire anglais qui a engagé l’aide de quelques Tahitiens. Après la mutinerie, l’équipage s’a installé aux îles Pitcairn pour éviter les peines, après quoi un créole s’a développé puisque il fallait que les Anglais et les Tahitiens apprennent à communiquer. Thomason & Kaufman (1988) ont décrit cette habitation comme «égalitaire», mais il n’ont pas arrivé à noter que les Tahitiens étaient traités comme de la propriété à un tel degré que des meurtres ont été enfin commis dans leur petite société en représailles, ce qui fait un dessin bien plus pareil à l’esclavage et par conséquent n’est pas le contre-exemple que le pictairnais était supposé d’être.

Mais, quoifaire c’est important? C’est important parce que la manière dont on définit notre objet d’étude nous conduit à poser des questions bien différentes et peut nous empêcher d’élucider des réponses qu’on cherche. Définir les créoles à partir du contexte sociohistorique de l’esclavage nous conduit à poser des questions sociolinguistiques du poivoir, de la race, du colonialisme, et ainsi de suite. Définir les créoles comme le résultat de la nativisation des pidgins nous conduit à passer un tas de temps à essayer de répondre à des questions de la manière dont un pidgin devient un créole, quelque chose auquel on ne peut pas répondre si ça ne se passe pas, ou simplement ça rend simplement obscure notre capacité de comprendre les créoles ou les pidgins. Encore pire, définir les créolees en termes de structure est une forme d’exotisation de ces langues, et par extension, le monde qui les parle, des peuples qui font déjà face à la stigmatisation. Cette exotisation ou cette exceptionalisation est quelque chose contre laquelle DeGraff (2003, 2004) parle depuis longtemps mais, malheureusement, filtre doucement à toutes les parties pertinentes.

Références

Aboh, E., & DeGraff, M. (2017). A Null Theory of Creole Formation Based on Universal Grammar. Dans I. G. Roberts (Ed.), The Oxford Handbook of Universal Grammar (pp. 401–458). Oxford University Press.

Ansaldo, U., & Matthews, S. (2007). Deconstructing Creole: The rationale. Dans U. Ansaldo, S. Matthews, & L. Lim (Eds.), Deconstructing Creole (pp. 1–18). John Benjamins Publishing Company.

Arends, J. (1994). The socio-historical background of creoles. Dans J. Arends, P. Muysken, & N. Smith (Eds.), Creole Language Library (Vol. 15, pp. 15–24). John Benjamins Publishing Company. https://doi.org/10.1075/cll.15.06are

Baker, P. (1990). Off Target? Journal of Pidgin and Creole Languages, 5(1), 107–119. https://doi.org/10.1075/jpcl.5.1.07bak

Baker, P. (1994). Creativity in creole genesis. Dans D. Adone & I. Plag (Eds.), Creolization and Language Change. De Gruyter, Inc.

Bancu, A., Peltier, J. P. G., Bisnath, F., Burgess, D., Eakins, S., Gonzalez, W. D. W., Saltzman, M., Yourdanis, S., Stevers, A., & Baptista, M. (2024). Revitalizing Attitudes Toward Creole Languages. Dans A. H. Charity Hudley, C. Mallinson, & M. Bucholtz (Eds.), Decolonizing Linguistics (pp. 293–316). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780197755259.001.0001

Bartens, A. (2013). Creole languages. In P. Bakker & Y. Matras (Eds.), Contact Languages: A Comprehensive Guide (pp. 65–158). De Gruyter Mouton.

Bickerton, D. (1988). Creole languages and the bioprogram. Dans F. J. Newmeyer (Ed.), Linguistic Theory: Extensions and Implications (Vol. 2, pp. 268–284). Cambridge University Press.

DeGraff, M. (2003). Against Creole Exceptionalism. Language, 79(2), 391–410.

DeGraff, M. (2004). Against Creole Exceptionalism (Redux). Language, 80(4), 834–839.

Halliday, M. A. K. (1964/1968). The users and uses of language. Dans J. A. Fishman (Ed.), Readings in the Sociology of Language (pp. 139–169). Mouton.

McWhorter, J. H. (1998). Identifying the Creole Prototype: Vindicating a Typological Class. Language, 74(4), 788–818. https://doi.org/10.2307/417003

Mintz, S. (1971). The socio-historical background to pidginization and creolization. Dans D. Hymes (Ed.), Pidginization and Creolization of Languages (pp. 481–496). Cambridge University Press.

Mufwene, S. S. (2001). The Ecology of Language Evolution. Cambridge University Press.

Reinecke, J. E. (1938). Trade Jargons and Creole Dialects as Marginal Languages. Social Forces, 17(1), 107–118. https://doi.org/10.2307/2571156

Romaine, S. (1988). Pidgin and Creole Languages. Longman.

Thomason, S. G., & Kaufman, T. (1988). Language Contact, Creolization, and Genetic Linguistics. University of California Press.

Todd, L. (1974/1990). Pidgins and Creoles (2e éd.). Routledge.

Mémoire de maîtrise asteur disponible.

Je suis bien heureux d’être en mesure de dire que mon mémoire de maîtrise, intitulé LOL sur Twitter: une approche du contact de langues et de la variation par l’analyse des réseaux sociaux, a été publié sur le site web de la bibliothèque numérique à l’UQÀM. Si vous vous intéressez à la variation linguistique, le français sur Twitter, l’analyse des réseaux sociaux telle que ça s’applique au contact de langues, ou tout simplement les abréviations sur internet comme lol, veuillez le télécharger et le lire. Vous pouvez le retrouver aux emplacements suivants:

L’Importance de l’anonymisation des groupes à l’étude.

Ça fait longtemps que j’écris un post là, mais je vous promets, il y a une bonne raison: j’étais après finir mon mémoire de maîtrise. Cependant, asteur que c’est déposé, je peux parler un peu pour ça que j’ai fait.1

Parce que j’ai mis en œuvre l’analyse des réseaux sociaux pour détecter des communautés dans l’étude, j’avais peu de motivation à trier les sujets selon des variables sociales comme l’ethnie, la race, la religion, etc. En fait, je n’aurais pas pu le faire si je le voulais, parce que j’ai recueilli un corpus de quelque 200 mille personnes. Finalement, la seule variable que je peux appeler une variable sociale que j’ai usée, c’était le numéro de la communauté à équelle appartenait le sujet.

L’avantage de cette situation, c’est que j’ai complètement évité d’imposer des stéréotypes aux sujets ou de minimiser les différences entre leurs identités en évitant de les classer parmi d’autres personnes d’ailleurs. Un exemple typique du problème dans la sociolinguistique est la variable de race. Des études célèbres, comme celles à Labov (1966) et à Wolfram (1969), ont classé leurs sujets selon leurs races, ça fait qu’on arrive à en identifier comme afro-américains, par exemple. Quand même si ces sujets ne restent pas ensemble ni n’interagissent, eux devient forcément considérés comme constituant un même groupe. À partir de ce regroupement, les diverses identités de ces groupes sont minimisées.

Ce problème a déjà été reconnu dans la sociolinguistique, et plusieurs solutions ont été proposées, principalement la mise en œuvre du concept des communautés de pratique et plus de dépendance à l’auto-identification. Par exemple, dans l’étude à Bucholtz (1999), elle a étudié un groupe que ses membres elle a identifié à partir d’une activité: le fait d’être membre d’un club. Malheureusement, elle a appliqué une étiquette aux membres de ce club; elle les a appelés des «nerds». Ce nom les relie à des nerds d’ailleurs, peu importe les différences entre ce groupe et les autres groupes de nerds. Elle n’a pas pu éviter de minimiser l’identité du groupe qu’elle a étudié par la simple mise en œuvre du concept des communautés de pratique. Également, Eckert (2000) a dépendu de l’auto-identification de ses sujets comme «jock» ou «burnout», mais on arrive au même problème: quand même si les sujets s’identifient, ça peut choisir des étiquettes qui les relient à des groupes lointains. Il existe sûrement des jocks ailleurs, mais ces autres jocks peuvent différer fortement des jocks dans l’étude à Eckert. Ça fait qu’on ne peut pas éviter de minimiser les identités par la simple dépendance à l’auto-identification, non plus.

Dans mon mémoire, j’ai identifié les communautés simplement par des numéros, ça fait que je n’ai jamais classé les sujets parmi des groupes à équels ça n’appartenait pas. Le fait que j’ai usé l’analyse des réseaux sociaux pour détecter automatiquement ces communautés m’a permis d’éviter plus facilement d’appliquer des étiquettes aux sujets qui pourraient minimiser leurs identités, mais c’est possible dans n’importe quelle étude, quand même si les chercheurs emploient les variables sociales classiques. De la même manière qu’on anonymise les identités des individus, on peut anonymiser les identités des groupes à l’étude. Quoifaire il faut connaître que les races dans une étude sont «noir» et «blanc» ou que les religions sont «juif» et «catholique»? Si un chercheur s’intéresse à la manière que ses sujets font face aux stéréotypes qui sont pertinents à leurs vies, ça c’est une affaire, mais la plupart des études variationnistes ne s’occupent pas de cette question, ça fait que la plupart des études peuvent faire davantage pour protéger les peuples défavorisés.


1. Pour ceux qui ne connaissent pas le thème de mon mémoire, j’ai effectué une analyse de l’usage de la variable linguistique (lol), constituée de lol, mdr, etc., sur Twitter.


Bucholtz, M. (1999). «Why Be Normal?»: Language and Identity Practices in a Community of Nerd Girls. Language in Society, 28(2), 203–223. https://doi.org/10.1017/s0047404599002043

Eckert, P. (2000). Linguistic Variation as Social Practice: The Linguistic Construction of Identity in Belten High. Madlen, MA: Blackwell Publishers, Inc.

Labov, W. (2006). The Social Stratification of English in New York City (2e éd.). Cambridge, Angleterre: Cambridge University Press. (Publié pour la première fois en 1966)

Wolfram, W. (1969). A sociolinguistic description of Detroit negro speech. Washington, D.C: Center for Applied Linguistics.

Une tasse de café intéressante.

Je suis après transcrire des émissions de la Louisiane en français pour un cours de changement linguistique. Pour les émissions récentes, j’ai choisi le show La Tasse de café sur KVPI, et pour les vieilles émissions, la série En français, qui a été publiée par Louisiana Public Broadcasting, une chaîne publique, dans les années 80 et 90. Je suis après analyser la variation entre les pronoms sujets de la troisième personne du pluriel, c’est-à-dire ils, ils -ont, ça, eux et eux-autres, mais quelque chose que j’ai tout de suite noté par rapport au parler de Mme Ledet, qui a été née en 1919, c’est qu’elle emploie beaucoup de constructions qui font ressembler son parler à cil des Français dans des contextes formels. Tu n’entends pas ces constructions dans le parler de MM. Soileau et Manuel à KVPI (ce premier étant né en 1941, ce dernier, moi je ne connais pas):

Mme Ledet sur En français

Ce n’est pas clair que ça provienne d’une différence de territoire, d’âge, d’interlocuteur (l’intervieweur sur En français semble plutôt français de la France), d’interaction avec des francophones d’ailleurs, ou autre chose, mais c’est intéressant quand même. Le corpus que moi, je suis après construire est petit, parce que c’est rien que pour un travail de cours, mais j’ai idée de l’étendre et peut-être de faire d’autres analyses.

Reconnaître éoù le yat.

Vous connaissez, j’ai écouté tous les albums à Harry Connick jr, mais je ne l’ai jamais entendu parler, moi. Il a récemment paru sur le Late Show avec Stephen Colbert et je l’ai donc entendu:

Ce que j’ai noté au début, c’est qu’il était après parler en yat, c’est-à-dire la variété de l’anglais parlée à la Nouvelle-Orléans. À ce moment-là, il était après s’adresser à Jon Batiste, qui devient également de la Nouvelle-Orléans, mais à mesure que l’interview continuait, ça m’a semblé qu’il a changé son registre en quelque chose de plus général, puisque moi je ne pouvais plus bien entendre les traits yatais. Pour quelqu’un qui est toujours si étroitement lié à sa région natale mais qui travaille depuis longtemps ailleurs, avec grand succès, je ne m’étonne pas qu’il semble garder les deux variétés, et ça-là, c’est un bon exemple de combien vite que ça peut changer dans une situation éoù les deux aident à exprimer la totalité de son caractère. D’après moi, c’est ça qu’on perd équand on perd sa langue natale à cause de l’idée que ça ne vaut pas much: sa totalité.

Après traduire l’anglais en anglais.

Il y a un post à Language Log sur The Jeremy Kyle Show, éoù les aucuns présentés causent des variétés d’anglais que l’hôte ne peut même pas comprendre, et moi non plus, en tant que locuteur natif d’anglais:


Le post à Language Log.

Ce que je trouve intéressant, c’est que moi, je commence à penser après ce que j’entends comme si ce n’est pas l’anglais, comme s’il faut premier trouver les frontières des mots même avant de commencer à les analyser comme quelque chose avec du sens. Ça se passe aussitôt que je ne réussis pas à comprendre deux ou trois mots adjacents.

Quelque chose après équel je jongle depuis quelques mois, c’est le manque de discussion sur la psycholinguistique dans la documentation sociolinguistique ainsi que la documentation linguistique formelle. Des affaires comme ça me semblent un bon point de départ.

(J’ai idée de commence à poster de petits articles comme ça, puisque je n’ai pas de temps depuis longtemps d’écrire de vrais posts.)

Supportez le bilinguisme ; soyez monolingue.

Bien que c’est pas la seule manière qu’on peut assurer qu’une langue reste saine, comme dans le cas du catalan, qui était complètement interdit pendant le règre à Franco mais est encore bien fort aujourd’hui, l’institutionnalisation d’un langage est bien importante. Par exemple, c’était peut-être seulement possible de revitaliser le hébreu parce que ça, c’était déjà engravé dans le judaïsme, et ça fait la culture juive. L’institutionnalisation garantit pas du tout qu’un langage va prospérer, mais ça va peut-être garantir que ça a une persistance stable, après fournir l’occasion d’être premièrement revitalisé au bon moment.

Peut-être qu’une des meilleurs manières d’assurer qu’une langue minoritaire est institutionnalisée au sein d’une communauté est s’assurer que pas personne dans cette communauté peut parler la langue majoritaire. On peut voir ça dans les services qui sont offertes aux communautés immigrantes, comme les communautés vietnamienne et hispaniques à la Nouvelle-Orléans. Une nouvelle clinique communautaire a fraîchement ouvert à la Nouvelle-Orléans Est, éoù beaucoup de Vietnamiens restent, et ça offre les services en vietnamien et en espagnol via les traduiseurs. Ça fournit égal les parleurs de ces langages avec les services en lotres langues natales ainsi que les opportunités économiques pour ceux qui connaissent ces langages.

Dans le cas des langages comme le français louisianais, un langage minoritaire qui peut proche toujours être aisé évité, les parleurs doivent obstiner fort de son usage pour obtenir le même résultat, peut-être au point qu’eux-autres refuse de parler anglais, malgré lotres maîtrises parfaites. Ça augure pas rien de bon pour la population de parleurs qui avaient rien qu’y a plusieurs décades honte de la langue. Même les aucuns qui ont passé lotres enfances avec le français louisianais et l’usent professionnellement sont sujets à user l’anglais comme lotre langue quotidienne. Dans ce climat, le désir d’affecter un changement dans la composition linguistique de l’état doit être bien fort.

Et tous les chanteurs vont toujours chanter après les cœurs cassés, suite.

J’ai dernièrement écrit après le nouvel album à Feufollet, Two Universes, plus ou moins pour dire que c’est unique que ça a switché de chanter purement en français à chanter pleusement en anglais. C’est pas sans précédent de trouver les musiciens qui a commencé à user d’autres langages, particulièrement si l’autre langage est l’anglais, mais l’histoire à Feufollet et le créneau que ça s’a taillé donnent l’impression que ça, c’est plus remarquable.

Les implications pour cette décision linguistique pourraient égal épailler au-delà du son et l’image à Feufollet. Peut-être la bande la plus populaire dans la musique cadienne à ce moment-là, ça, c’est probablement dans une position à redéfinir ça qu’est la musique cadienne. Tout comme le zaricot, le français pourrait devenir une circonstance occasionnelle au lieu d’une particularité si d’autre monde suit son exemple. On pourrait même voir ça comme du soutien fort pour les tendances plus habituelles de plusieurs d’autres groupes dans la musique cadienne qui sont aussitte bien connus, comme le Pine Leaf Boys ou le Red Stick Ramblers, à saupoudrer lotres albums des chansons anglaises.

J’ai pas mentionné cette tendance dans mon post dernier parce que le Pine Leaf Boys et le Red Stick Ramblers les deux usent l’anglais dans les chansons qui sont pas d’origine cadienne. Le premier peut être entendu après chanter des tunes à Jerry Lee Lewis en anglais pendant les concerts mais ça traduit jamais les numéros classiques à Belton Richard, tandis que le dernier a l’air de chanter en anglais équand ça joue les chansons de western swing. En fait, le western swing est chanté en anglais et en français dans la Louisiane depuis les années 1940 par les aucuns comme Harry Choates, au point éoù quelques-uns usent le terme cajun swing. C’est proche comme si les bandes ont plus de liberté d’abandonner le français à mesure que la musique devient en moins à moins cadienne en matière des autres caractéristiques musicales, qui explique peut-être partiellement quoifaire Feufollet est après s’avancer dans la même direction à mesure que son son devient en moins à moins ancré dans la tradition.

Nous-autres, on parle principalement anglais comme notre langue première, ça fait c’est pas si fou de composer les chansons en anglais. Mais une bonne partie de la manière qu’on a construit notre carrière était accrochée après le bord de la musique qu’il s’agissait de la préservation culturelle, ça fait on va voir si le chant en anglais va bousculer le monde. On a fait pendant longtemps l’affaire préservation culturelle, et droite asteur on veut juste être auteurs-compositeurs-interprètes et fait surtout de l’art. –Chris Stafford de Feufollet après causer pour le chant en anglais dans un interview dans Oxford American [ma traduction]

C’est égal possible que les membres de Feufollet sont après figurer que le français est pas un élément nécessaire de la musique cadienne, ou peut-être même de l’identité cadienne, ou peut-être eux-autres regarde simplement plus lotre musique comme la musique cadienne. C’est intéressant de noter que M. Stafford dépeindrait encore l’action de chanter en français comme préservation après l’avoir fait pendant si longtemps, avec au moins deux membres de la bande qui ont grandi avec l’éducation d’immersion française. Quoifaire ça, c’est pas lotres langages principaux ? Quoifaire ça a pas devenu un élément normal de lotres vies ? Sont les activités incompatibles la composition de chansons et la préservation de la langue ? Et quoi ce que ça signifie au sujet de l’avenir du français dans la Louisiane puisque même le monde qui a vit l’éducation d’immersion et qui use professionnellement le français regarde l’usage du langage simplement comme la préservation ?

Les paroles de la chanson titre Two Universes, partiellement traduites et citées dans le titre de ce post, sont peut-être de la preuve de l’idée que M. Stafford et ses padnas sont après repenser ça que veut dire être un Cadien de la Louisiane. Autrefois, les Louisianais aurait pu parler de l’état proche comme son propre pays, éoù on appelle juste « les Américains » à ceux qui deviennent d’ailleurs, mais ces deux univers s’ont vraiment abordé, et peut-être ça, c’est tel que ça doit être. Pour ceux d’entre nous-autres qui ont encore espoir que le français reprenne sa force dans la Louisiane, cependant, ce sentiment donne à jongler.

La manière que vous-autres parle est magnifiquement correcte.

J’ai perdu la trace du nombre de fois que j’ai eu la « discussion » avec le monde. C’est çar dans équel ce maudit mot « dialecte » paraît et, tout à coup, on ramanche toutes espèces des méli-mélanges et des jugements. Ce mot a des associations tellement alambiquées pour ceux qui étudie pas explicitement le langage comme une science que c’est souvent même compris comme une attaque à son capacité linguistique équand on a vraiment l’idée opposée. Ça se passe réglé équand on est après expliquer aux locuteurs natifs du français louisianais que lotre langage est un dialecte du français, pour le faire égal en valeur aux n’importe quel d’autres variétés du français, après comprendre le français de référence, et lotre réponse est de la fureur qu’on diserait du mal de quelque chose qui yeux est si important.

Peut-être le cas le plus clair de mauvaise conceptualisation regrettable est le cas de l’anglais afro-américain, que son nom peut susciter un débat. Je pense que ça serait impossible de couverre et expliquer tout de ce galimatias dans un seul post, même si je me concentrerais seulement sur l’anglais afro-américain, mais un bon point de départ est peut-être le papier que j’ai écrit pendant mon premier semestre au collège et de quelque manière oublié d’afficher, intitulé Ebonics and Prejudice sous Écrits au-dessus. Tous les jours, moi, je travaille personnellement avec ce problème comme tuteur dans un collège communautaire et c’est après me conduire à la conclusion que les écoles qui servent pleusement les locuteurs des dialectes non standards devraient être traitées de la même façon que ceux qui ont pour s’occuper un grand nombre d’étudiants que ses langages natales sont pas l’anglais en ça qui concerne le soutien financier.

Pour ceux qui ont grandi après parler les dialectes (de n’importe quel langage) qui sont non standard : apprenez les autres manières de parlage pour que vous-autres peut écrire pour un journal ou donner une lecture dans une conférence académique, mais lâchez pas la manière que vous-autres parlait pendant vous-autres grandissait. C’est parfaite telle.

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